Roman publié en 1955 (Folio).

Extrait n°1

«  Le premier Européen que je rencontrai à Rangoun, fut Roger Piérard, le correspondant de l’agence France-Presse.
   Il m’inspira _ dès le premier regard, dès la première poignée de main _ un profond sentiment de confiance, de sécurité, d’amitié. Il appartenait à cette forte race d’hommes _ soldats de fortune, explorateurs par vocation, blédards de nature, chasseurs professionnels, sous des climats difficiles et dangereux, de gros gibier, d’images ou de nouvelles, gens pour qui l’aventure est le pain quotidien, le courage une habitude, la modestie une loi, qui cherchent le risque et même le provoquent, le créent, sans le savoir et qui sont riches seulement d’histoires vécues et superbes qu’ils n’écriront jamais parce qu’elles leur semblent toutes simples. » (p49)

Extrait n°2

«  Il n'y avait aucun éclat de la foi chez ces gens si pieux, pas trace de frénésie, d'inquiétude ou d'extase. Leur certitude était tout intérieure et pleine d'amitié pour le monde. Et le passant étranger, s'il rencontrait des yeux le regard d'un prêtre ou d'un fidèle, n'y trouvait que la clarté tranquille de l'accueil. » (p56)